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En Côte d`Ivoire, "chaque camp attend le mot d`ordre de son champion"

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En Côte d`Ivoire, "chaque camp attend le mot d`ordre de son champion"

Message par Admin le Mar 7 Déc 2010 - 10:03


En Côte d`Ivoire, "chaque camp attend le mot d`ordre de son champion"





Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo ont tous deux formé un gouvernement pour diriger la Côte d`Ivoire, ravivant les tensions entre les deux camps qui perdurent depuis 2002 et le putsch manqué des Forces nouvelles. Des centaines d`internautes du Monde.fr, Ivoiriens ou résidant en Côte d`Ivoire, ont décrit la situation telle qu`ils la vivent. Qu`ils soient partisans d`un camp ou de l`autre, certains ont peur que la situation ne dégénère tandis que d`autres l`estiment relativement calme.

C`est le désespoir, par Samantha

Il est 00 h 29, ce lundi, et je n`arrive pas à trouver le sommeil. J`ai peur. (...) Je garde un œil sur mes deux enfants qui dorment et je pleure en vous écrivant ces lignes. Je ne sais pas ce que nous allons devenir. Aujourd`hui mon seul souci est de pouvoir quitter ce pays avec mes enfants. (...)

Actuellement ça tire dehors. Est-ce les escadrons ou l`armée, je n`en sais rien. Quoi qu`il en soit, c`est comme cela depuis le couvre-feu et je suis certaine que nous retrouverons un charnier très bientôt.

Rumeurs, par Marie S.

La situation à Abidjan varie selon les quartiers. A Cocody (résidentiel) les rues sont quasi désertes et les commerces fermés. [Dimanche] matin, dans ce quartier, les stations-essence étaient prises d`assaut, la rumeur évoquant une pénurie de carburant.

Les quartiers populaires comme Treichville, Marcory ou Abobo sont moins calmes. En effet, les populations favorables à Ouattara dressent des barricades, enflamment des pneus ou barrent des artères. Des habitants d`Adjame affirment que leur couvre-feu commence plus tôt car les militaires envahissent le quartier dès 16 heures au lieu de 19 heures. Les quelques supermarchés qui ont ouvert hier et aujourd`hui étaient pleins à craquer. Les populations font des réserves et se terrent chez eux.

Chaque camp attend, par Simplice K.

Depuis la proclamation des résultats de la présidentielle (...), il plane une atmosphère lourde d`épuration du partisan de l`un ou de l`autre camp. En effet, nous ne nous fréquentons désormais que par clan de même appartenance politique ; en particulier à Yopougon (fief du Front populaire ivoirien, FPI) où je vis.

On me sait du camp d`Alassane Ouattara. Avant ce vendredi noir où les résultats ont été renversés en faveur de Laurent Gbagbo, on pouvait librement se fréquenter et même se lancer des boutades à propos des deux candidats. Désormais, il serait plutôt dangereux de répondre à une raillerie. Au mieux vous seriez pris à partie verbalement, mais vous pourriez être molesté par ces jeunes militants FPI fanatisés. (...) Actuellement chaque camp attend le mot d`ordre de son "champion" pour l`affrontement final pour le confirmer à son poste !

Une situation calme pour le moment, par Zabo K.

Je réside et travail dans le quartier de Cocody, à Abidjan. L`atmosphère et plutôt calme avec une baisse considérable des activités, surtout avec les dernières nouvelles. Mais je pense que cette situation était envisageable. Je m`érige un peu contre les analyses d`une certaine presses étrangère qui tend à montrer Laurent Gbagbo comme quelqu`un qui s`accroche au pouvoir et le président de la Cour constitutionnelle comme l`un de ses proches.

Calme relatif, par Sydo S.

Je suis résident en Côte d`ivoire, plus précisément dans la commune de Cocody. Ici la situation est relativement calme mais on sent quand même beaucoup de tensions dans d`autres communes (Yopougon, Abobo, Anyama, etc.). (...) Sincèrement, j`ai peur pour la sécurité de tous les Ivoiriens, car je ne vois pas beaucoup de portes de sortie.

Le vrai défi, par Abdallah I.

C`est la peur totale. Nous avons peur non seulement de l`homme fort Laurent Gbagbo, mais aussi des militaires. Ces militaires font peur à la population. Nos réserves dans les maisons tiendront le coup jusqu`à quand ? La population a vraiment peur – surtout nous, ressortissants étrangers – mais en réalité la population ivoirienne se prépare à réagir. La sécurité est compromise et nous appelons au secours. Laurent Gbagbo a lancé un défi à la population ivoirienne, mais le vrai défi est lancé envers la communauté internationale.

Tout est calme, par Lionel K.

Nous avons fêté la victoire du président Gbagbo, mais avons dû nous disperser très tôt à cause du couvre-feu. La sérénité règne dans mon quartier. J`ai entendu dire qu`il y a eu des incidents ailleurs, mais moi-même, je n`ai rien vu. (...)

Situation quasi normale, par Jean, Marc S.

Français marié avec une Ivoirienne, je travaille en Côte d`Ivoire depuis 2 ans et demi. Nous habitons à Cocody non loin du Golf Hôtel ou le président Alassane Ouattara se trouve actuellement.

Je peux constater que dans mon quartier la situation est quasi normale. Les grands axes routiers sont contrôlés par les forces de l`ordre ; on y circule sans grande difficulté. J`ai été contrôlé par les forces de l`ordre avec un très grand professionnalisme et une bienveillance me demandant même si je n`étais pas menacé. Bien au contraire, les forces de l`ordre veillent à la sécurité de ses habitants contre toute menace.

Cependant, dans certains quartiers de la ville, notamment à Treicheville ou Koumassi, il y avait un certain nombre de barrages de pneus enflammés sur les routes intermédiaires surveillées par des forces de l`ordre qui y étaient dépêchées.

La paix si Ouattara, Gbagbo et Bedié sont écartés par Angeline K.

Il règne un calme précaire sur Abidjan. La population apeurée reste chez elle. Des centaines de militants de Ouattara érigent des barricades. Il n`y a pas beaucoup de circulation. La population est apeurée et espère que ça va finir bientôt mais sans trop y croire... Une minorité, les partisans de Ouattara, Gbagbo et Bedié, tient la majorité en otage ! Si ces trois là pouvaient être écartés, le pays serait sauvé !

Est-ce que la situation va dégénérer ? Oui et non. Oui parce qu`il va y avoir un bain de sang. Non parce qu`il n`y aura pas de guerre civile.

Les ivoiriens souffrent, par Gnissan A.

Dépuis l`anonce du couvre-feu, la Côte d`Ivoire vit au ralenti. Plus rien à manger, plus de carburant, plus de vivriers, plus de poisson, en un mot tout se dégrade. Il n`y a plus de moyen de transport. Nos routes sont vides. Le marché est fermé par crainte et peur. Les gens sont dans une grande peur.

Situation explosive à Abidjan, par Idriss A.

La population vit terrée chez elle depuis une semaine, entre un couvre-feu officiel de nuit, et un autre, de fait, la journée, qui fait que peu de gens s`aventurent loin de chez eux de peur de se retrouver pris dans des rixes. Ajoutez à cela le manque d`informations, propice à la circulation de toutes sortes de rumeurs, et vous avez un tableau assez sombre.

Mais surtout, il y a un poison de haine et de division qui a été largement exploité et ré-exacerbé durant le second tour de la campagne, qui est à mon avis l`un des éléments les plus inquiétants. Il touche malheureusement toutes les couches de la population, et les positions sont souvent très figées. On se dirige malheureusement vers un tableau avec une partie estimant qu`un candidat est imposé par l`étranger (terrain préparé au demeurant par certains), et une autre qui, lasse de frustrations et d`exactions plus ou moins avérées, souhaiterait en finir.

Et malheureusement, une fois de plus, on laisse de côté la majorité qui, à travers le taux de participation exceptionnellement élevé, a voulu faire entendre son ras-le-bol et sa volonté de passer à autre chose, de voir la lueur d`espoir qu`était censée représenter cette élection poindre. En effet, je crains le pire, avec une armée dont une partie ressemble plus à des brigands qu`à autre chose, des milices armées des deux côtés, des leaders politiques irresponsables. C`est une véritable poudrière qui pourrait sauter à la moindre étincelle !

Attention Gbagbo prépare le désordre, par Kader C.

Je suis à Abengourou, une ville de l`est de la Côte d`Ivoire. Ici la situation, bien que calme, suscite des inquiétudes car en Côte d`Ivoire les couvre-feu décrétés par Gbagbo ont toujours servi à ses milices tribales pour liquider ses opposants. La population se terre à la tombée de la nuit de peur des exactions et des dénonciations calomnieuses des partisans de Gbagbo. Si l`ONU n`y prend garde un génocide se prépare. En douceur.

Avant que la situation ne dégénère, par Bamba

A ce jour la population ivoirienne est traumatisée dans son ensemble. Et celle d`Abidjan l`est encore plus. Nous assistons à un défilé des forces de défense et de sécurité qui sont lourdement armées et qui n`hésiteront pas à les utiliser comme dans le passé contre la population se reconnaissant à l`opposant élu, en occurrence Alassane Ouattara.

La tournure que prend les événements devient inquiétante et les médias d`Etat et proches du pouvoir ne font qu`intoxiquer la population. Les Ivoiriens dans leur ensemble ne souhaitent qu`une chose : que la communauté internationale protège la population par l`intermédiaire des forces onusiennes basées en Côte d`ivoire et rétablisse le président élu démocratiquement

Confusion, par Alex B.

La confusion est à son comble. Les barricades sont érigées dans tous les quartiers de la capitale. Le ciel d`Abidjan est couvert d`un épaisse fumée noire de pneus calcinés par les supporteurs d`Alassane Ouattara. Le mécontentement de la population est fort, et un sentiment d`injustice règne au sein de la population. Pour l`instant les choses restent encore sous contrôle et les manifestations de colère sont relativement pacifiques mais le sentiment général est que les prochaines heures risquent de voir une recrudescence des actes de révolte contre le hold-up électoral de Gbagbo.

Peur, par Mamadou C.

Nous vivons dans une peur indescriptible. A Abidjan, même les partisans du président autoproclamé, M. Gbagbo, ne savent à quel saint se vouer, d`où leur retenue. En temps qu`Ivoirien, nous demandons à l`armée sa plus grande neutralité. Ce sont aussi des Ivoiriens qui ont voté ; ils savent comme le monde entier le vrai résultat du scrutin.





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Si le Peule donne le POUVOIR , il a encore le POUVOIR de retirer le POUVOIR.

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