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Présidentielle ivoirienne : le camp Gbagbo joue la fermeté avant l'annonce des résultats

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Présidentielle ivoirienne : le camp Gbagbo joue la fermeté avant l'annonce des résultats

Message par Admin le Jeu 2 Déc 2010 - 11:29



Présidentielle ivoirienne : le camp Gbagbo joue la fermeté avant l'annonce des résultats officiels


Des partisans de Laurent Gbagbo réunis à l'entrée du QG du président sortant montrent des
exemplaires de journaux faisant état de fraudes lors du second tour de la présidentielle ivoirienne.



La communauté internationale a multiplié, mercredi 1er décembre, les appels aux parties ivoiriennes à coopérer avec la Commission électorale indépendante (CEI), alors que des violences sont redoutées à l'annonce prévue des premiers résultats nationaux du second tour de la présidentielle.

Les craintes d'un embrasement électoral, qui ont motivé la prorogation du couvre-feu jusqu'à dimanche, ne sont toutefois pas source d'inquiétude pour les Français vivant en Côte d'Ivoire, selon la ministre des affaires étrangères française, Michèle Alliot-Marie.

PRESSIONS INTERNATIONALES

La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a réclamé mercredi la publication avant minuit des résultats, "conformément au calendrier convenu". Elle a par ailleurs demandé que la "volonté du peuple ivoirien soit entièrement respectée". "Je félicite les électeurs ivoiriens de s'être rendus en très grand nombre aux urnes , malgré le contexte marqué par de vives tensions", a-t-elle indiqué dans un communiqué. Et "je fais appel à la Commission électorale indépendante et au Conseil constitutionnel afin qu'ils mènent à bien ce processus électoral afin que la volonté du peuple ivoirien soit entièrement respectée", a demandé la haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères.

L'Elysée a estimé mercredi que "le processus électoral doit à présent être conduit à son terme de façon transparente, apaisée et sans entraves. La volonté du peuple ivoirien doit être pleinement respectée. Il est essentiel que la Commission électorale indépendante annonce les résultats dans le délai prévu, c'est-à-dire avant ce soir." Nicolas Sarkozy "appelle toutes les parties ivoiriennes à coopérer avec la Commission pour qu'elle puisse accomplir son mandat sans retard" et "apporte tout son soutien au représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Côte d'Ivoire, Choi Young-Jin", chargé de la certification du processus électoral, indique encore la présidence française dans un communiqué.

Se félicitant du "bon déroulement dans l'ensemble du second tour de l'élection présidentielle", le conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA) a exhorté les "parties ivoiriennes d'accepter le verdict des urnes et la volonté populaire et, le cas échéant, de ne faire recours qu'aux mécanismes et processus prévus par la loi pour le règlement de tout contentieux électoral". Réuni mardi soir au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement, à Tripoli, le Conseil a vivement appelé la communauté internationale à soutenir "pleinement les efforts de la Cédéao [Communauté économique des états d'Afrique de l'Ouest] et de l'UA visant à assurer la conclusion réussie du processus de paix et du processus électoral en Côte d'Ivoire".


Le président ivoirien Laurent Gbagbo à Abidjan (Côte d'Ivoire), le 3 avril 2008.


UN SCRUTIN CONTESTÉ PAR LE CAMP GBAGBO

En dépit des pressions internationales pour que soient publiés au plus vite les résultats, les partisans de Laurent Gbagbo ont annoncé qu'ils contesteraient un scrutin qui, selon les partisans de son rival, a été remporté par Alassane Ouattara.

Dans la matinée, le camp du président Laurent Gbagbo, candidat à sa propre succession, a fait monter la pression en annonçant qu'il se battrait "jusqu'au bout" pour faire invalider le vote "frauduleux" dans des régions du Nord ex-rebelle. "Nous nous battrons jusqu'au bout pour que ce soient de vrais résultats qui soient proclamés", a déclaré son président de campagne, Pascal Affi N'Guessan, lors d'une conférence de presse. M. N'Guessan a accusé la Commission d'avoir tenté de publier les résultats avant qu'un consensus soit réuni.

"Nous avons demandé l'annulation des résultats dans plusieurs régions du Nord où il n'y avait à l'évidence pas eu de vote, mais au contraire une mascarade pour organiser une fraude électorale au profit d'Alassane Ouattara", a-t-il précisé. Aucun scrutin ne serait équitable, a-t-il ajouté, tant que des rebelles partisans d'Ouattara contrôleraient la moitié du pays. "Nous n'avons pas perdu", a-t-il assuré.

Mardi soir, des représentants du chef de l'Etat au sein de la CEI avaient empêché physiquement l'annonce de résultats partiels. La CEI avait alors dit qu'elle annoncerait des premiers résultats nationaux mercredi à 11 heures (midi, heure de Paris). Mais, en fin de journée, les résultats provisoires, qui doivent légalement être annoncés mercredi avant minuit, n'étaient toujours pas publiés.



Alassane Ouattara a recueilli environ 32 % des suffrages lors du premier tour de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire.


Alassane Ouattara s'est dit "inquiet" du report de publication des résultats, "nous exposant ainsi à une situation d'incertitude". "Il est impératif que le président de la CEI proclame immédiatement les résultats provisoires", a affirmé l'ex-premier ministre ivoirien lors d'une conférence de presse à Abidjan, mercredi. Ces résultats "ne sont autres que la compilation des résultats des CEI régionales", "disponibles" auprès des candidats et du premier ministre Guillaume Soro, notamment.

Alassane Ouattara a exhorté son "frère Laurent Gbagbo" à respecter l’appel qu'ils avaient signé ensemble la veille du vote, et dans lequel ils s'engageaient à se plier au verdict des urnes. "Pour ma part, je réitère mon engagement. Celui qui aura gagné devra rassembler la nation, veiller à la réconciliation et éviter toute chasse aux sorcières" pour sortir le pays d'une décennie de crises, a conclu l'opposant.

Six fois repoussée depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005, l'élection est censée clore une décennie de crises politico-militaires et la partition du pays depuis 2002 entre un Sud loyaliste et un Nord tenu par les Forces nouvelles. Le Conseil constitutionnel doit approuver toute décision définitive. Son président, Paul Yao NDre, est un allié de Laurent Gbagbo et appartient à son parti. Il a rejeté les appels introduits par l'opposition à l'issue du premier tour.




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