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WikiLeaks: Les dirigeants africains sont aussi concernés par les documents

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WikiLeaks: Les dirigeants africains sont aussi concernés par les documents

Message par Admin le Mar 30 Nov 2010 - 12:19


WikiLeaks: Les dirigeants africains sont aussi concernés par les documents



Dans un chat sur LeMonde.fr, Sylvie Kauffmann, directrice de la rédaction du "Monde", et Rémy Ourdan, grand reporter du quotidien, expliquent la portée des documents diplomatiques secrets américains obtenus par le site WikiLeaks.


jeremy.id : Quelles conséquences peuvent avoir ces révélations sur un plan diplomatique, et donc relationnel, pour la France ?

Sylvie Kauffmann : Nous avons décidé de publier ces documents essentiellement parce que la matière qu'ils apportent présente un grand intérêt informatif.

En ce qui concerne la France, nous avons commencé aujourd'hui avec un petit article sur une mission de l'Elysée à Téhéran en 2007, mais nous n'avons pas encore publié ce qui concerne le regard américain sur la politique française.

Donc, il est trop tôt pour évaluer l'impact de cette publication sur les relations franco-américaines.

Guest : Toute chose est-elle bonne à publier ? La transparence totale n'est-elle un frein à la politique et aux changements possibles ?

S.K.: Il ne s'agit pas de transparence totale. Tous les documents que nous avons sélectionnés ont été filtrés par nos soins et par ceux de nos collègues des quatre autres journaux partenaires.

DG : Est-il légitime pour un journal comme Le Monde de reprendre les documents WikiLeaks ? Sont-ils authentifiables et authentifiés ?

Rémy Ourdan : Les documents sont authentiques, et l'administration américaine, qui a été avertie que cinq journaux s'apprêtaient à en faire état, ne conteste aucunement leur authenticité.

Philippe : Quels pays sont les plus touchés par cette publication ?

R.O.: Les cinq journaux (The New York Times, Le Monde, The Guardian, Der Spiegel, El Pais) ont commencé, hier soir, par publier deux sujets principaux : la diplomatie autour de la menace nucléaire iranienne et les consignes d'espionnage adressées aux diplomates américains. Beaucoup d'autres pays sont concernés par des publications prochaines. Il faudra donc attendre pour savoir lesquels s'estiment les plus touchés.

Marc-Etienne : N'est-ce pas irresponsable de livrer des secrets d'États qui pourraient entraîner des conflits ultérieurs ?

S.K.: Les secrets d'Etat les plus protégés ne figurent pas dans les documents dont nous avons eu connaissance. D'autre part, nous agissons avec responsabilité en exerçant notre propre discernement dans le tri que nous faisons de ces documents.

Paulc : Pourquoi ne pas publier tous les documents en même temps ? N'y a t-il pas là un désir de s'attirer un grand nombre de lecteurs ?

R.O.: C'est justement notre sens des responsabilités. Si WikiLeaks avait, cette fois, souhaité publier une masse de documents bruts, et au vu de la sensibilité de ces documents, Le Monde ne se serait pas associé à cette opération. C'est justement l'originalité de cette opération : WikiLeaks ne publie que les mémos sélectionnés par les cinq journaux, après un travail journalistique et un travail de protection des individus.

Guest : Les journaux qui ont reçu ces documents ont-ils les moyens humains pour traiter un telle quantité d'informations ?

S.K.: Un seul journal n'y parviendrait sans doute pas, ou en tout cas pas dans les délais que nous avons observés. C'est aussi pour ça que nous nous y sommes mis à cinq, en faisant collaborer nos équipes respectives de journalistes.

Simon : Quel est le principal intérêt informatif de ces documents ?

R.O.: C'est une plongée dans les coulisses de la diplomatie américaine, et donc de la diplomatie mondiale, car aucun pays, aucun sujet n'échappe à l'attention des Américains. Alors que les journalistes restent souvent derrière la porte, dans l'attente d'un communiqué officiel, ils sont cette fois au cœur des conversations diplomatiques et politiques.

stef80 : Cela peut-il entraîner un isolement des États-Unis ?

S.K.: Je ne crois pas. Les Etats-Unis restent la première puissance mondiale et un interlocuteur obligé pour la communauté internationale. Ils vont sans doute revoir leur façon de transmettre leurs câbles diplomatiques et de protéger leurs documents officiels.

RN : Combien a payé Le Monde pour avoir les documents en exclusivité ?

S.K.: Nous n'avons rien payé. Il n'y a eu aucune transaction financière dans cette affaire et aucune condition financière n'a été posée par qui que ce soit.

David M : Avec ce nouveau "scandale", pensez-vous que WikiLeaks risque d'être menacé de censure, voire de fermeture ?

S.K.: WikiLeaks est dans le collimateur du gouvernement américain depuis que ce site a publié des documents secrets. Mais encore faut-il arriver à l'empêcher de fonctionner. Ce fut le cas hier soir, lorsque le site a été inaccessible pendant plusieurs heures, mais aujourd'hui, il fonctionne à nouveau.

Muriel : Le Monde a-t-il subi des pressions de la parts d'États mis en cause ?

S.K.: Non, aucune.

Titou30 : Combien de documents relatifs à la France ont été communiqués au journal Le Monde ?

R.O.: Plusieurs milliers.

Titou30 : Quand Le Monde publiera-t-il les documents relatifs à la France qui lui ont été communiqués ?

R.O.: Le Monde a commencé aujourd'hui avec la publication d'un article sur la France et l'Iran. Notre journal va consacrer ces prochains jours plusieurs articles à la France, aux relations franco-américaines et à la diplomatie française dans le monde.

Kantounet : La ligne de défense des administrations concernant la sécurité des personnes (diplomates, sources,...) est-elle pertinente dans ce cas ?

S.K.: Non. Nous avons pris un soin particulier, avec nos collègues des autres journaux, à rayer les noms des gens dont la mention aurait pu les mettre en danger. Nous avons également rayé, dans les mémos mis en ligne, les indices qui permettraient de les identifier.

En revanche, nous laissons les noms des personnalités officielles dont nous savons qu'elles ne risquent rien.

blanquette : N'est-il pas anti-démocratique que les journaux gardent pour eux certaines informations ?

R.O.: Le journalisme, c'est faire du tri, et certainement pas de tout raconter sans discernement.

S.K.: C'est un débat intéressant. C'est toute la question de la frontière entre responsabilité et transparence.

Ahmed : Y aura-t-il des documents concernant des pays autres que ceux de l'Europe, du Moyen-Orient et des régions sensibles ?

R.O.: Aucun pays, aucun sujet n'échappe à l'intérêt des Américains. En revanche, certains sujets sont à peine abordés, effectivement, dans ces 250 000 mémos. Mais le coeur des relations internationales des six dernières années sera évoqué au fil des articles.

Olivier Stern : Des rumeurs laissent entendre que les États-Unis auraient pu manipuler Wikileaks en introduisant de faux télégrammes révélant l'acquisition par l'Iran de missiles susceptibles d'atteindre l'Europe occidentale. Qu'en pensez-vous ?

S.K. et R.O.: Il y aura toujours des théories du complot partout. Nous n'avons aucune raison de penser que c'est le cas.

Drey : Le "prix à payer" en termes diplomatiques n'est-il pas totalement disproportionné par rapport au contenu des documents ?

R.O.: Quel prix à payer ? Il est beaucoup trop tôt pour mesurer les conséquences de ces publications pour les diplomates.

Paulc : Les renseignements qui ressortent sur les chefs d'État étrangers sont plutôt tous négatifs. N'est-ce pas réducteur de considérer
Nicolas Sarkozy comme "autoritaire et susceptible" ou Medvedev comme "Robin de Poutine" ? Qu'est-ce que cela montre sur la vision du monde qu'ont les États-Unis ?

R.O.: Pour prendre l'exemple de Nicolas Sarkozy, et sans dévoiler le contenu du portrait que Le Monde publiera prochainement, on peut déjà dire qu'il y aura beaucoup d'éléments positifs sur le président français, que les diplomates américains apprécient particulièrement.

Baroner : Qui est ce Julien Assange ? Avez-vous fait une enquête sur cette personne ?

S.K.: Nous avons publié de nombreux articles sur lui et l'un de nos reporters, Yves Eudes, l'a rencontré à plusieurs reprises pour ses enquêtes. C'est un personnage complexe qui se veut à l'origine l'apôtre de la transparence totale et qui à présent a évolué vers une plus grande collaboration avec la démarche journalistique.

Néolition : A votre avis de quelle manière Wikileaks s'est-il procuré ces documents ?


S.K.: Nous l'ignorons. Les autorités américaines soupçonnent un soldat américain, Bradley Manning, qui est actuellement détenu aux Etats-Unis, d'être à l'origine de ces fuites. Mais il n'a pas encore été jugé.

Thibaut : N'est-ce pas de l'antipatriotisme que de publier ces documents ?

S.K.: Antipatriotisme à l'égard de qui ? Pour nous, cette publication relève de notre mission journalistique.

Florian : La publication de ces documents n'est-t-elle pas annonciatrice de la fin de la toute puissance américaine ?

S.K.: Non. Cette toute-puissance repose sur de multiples fondements. D'ailleurs le mot "toute-puissance" n'est pas approprié, comme le montrent les déboires économiques actuels de ce pays.

karine : Comment expliquer que les États-Unis, avertis que ces documents allaient être publiés, n'aient pas empêché cette publication?

S.K.: Comment auraient-ils pu l'empêcher ? Les documents étaient déjà sortis de leur réseau protégé.

D'autre part, dans les contacts qu'ils ont eus avec les journaux concernés, y compris avec nous, les représentants américains ont montré qu'ils avaient un certain respect pour le travail de la presse.

alexandre : Y a-t-il des documents concernant les attentats du 11 septembre 2001 ?

R.O.: Non, 90 % des documents concernent la période allant de 2004 au printemps 2010, et les rares mémos plus anciens ne contiennent pas de révélations.

Frédéric : Les dirigeants africains sont-ils aussi concernés par ces documents ?

R.O. : Oui. Il y aura aussi des articles sur ce sujet.

Discernement : Pensez-vous que vos lecteurs vont trouver un intérêt à lire des documents qui commencent à dater un peu, et risquent d'être déjà loin de l'actualité d'aujourd'hui ?

R.O.: C'est tout à fait le contraire. Selon les lois des différents pays, ce genre de documents est généralement déclassifié après plusieurs décennies. Ceux-là concernent les années 2000 et reflètent donc l'actualité de la diplomatie américaine.

Brian : Les documents révèlent-ils le nom de l'auteur de l'assassinat de Kennedy ?

R.O.: Comme indiqué dans l'édition du jour, la réponse est non.

Babacar : Peut-on, à partir de ces publication, dire que Wikikeaks est en train de modifier les codes de comportements des diplomates ?

S.K.: C'est possible. Lorsque tous les documents intéressants auront été publiés, il se peut que les fonctionnaires du département d'Etat modifient leur façon de travailler. Il n'en reste pas moins que la diplomatie continuera d'exister.

Guillaume : Avez-vous été contacté par les services de renseignements français ?

S.K.: Non.

anais : Peut-on déjà tirer les conséquences de ces publications ?

S.K.: Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions sur le plan diplomatique. Sur le plan journalistique, c'est une expérience inédite.

Arnaud : Quel est justement la nature de votre collaboration avec les différents journaux étrangers qui publient également ces informations ?

R.O.: Purement journalistique. C'est un échange d'informations, d'analyses, d'expertises. Et ensuite, un travail commun de protection des sources.

Raoul : Vous publiez les documents Wikileaks mais vous ne l'avez pas fait avec les enregistrements illégaux de l'affaire Bettencourt. Pourquoi ?

S.K. : Nous n'avions pas les enregistrements illégaux de l'affaire Bettencourt. Donc la question ne s'est pas posée en ces termes.


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