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Les grands travaux et les rubans présidentiels

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Les grands travaux et les rubans présidentiels

Message par Admin le Lun 29 Nov 2010 - 10:00



Les grands travaux et les rubans présidentiels



Quatre descentes présidentielles pour apprécier l’état de certains grands travaux. C’est ainsi qu’on a vu le chef de l’Etat à Abomey, dans le Couffo, à Nikki et à Adjohoun. Que cache tout ce périple fait avec finesse, et assez de subtilité ? Sous les tropiques du Changement où rien n’est fait au hasard, le prochain contexte des joutes électorales doit en être pour quelque chose. Il faut calculer les butins au chevet des routes ! Bonne ou mauvaise stratégie ?

Le pouvoir concocte, fignole et élabore son plan de campagne. Cela ne fait plus l’objet d’aucun doute. La route et par la route, le pouvoir actuel en fin de mandat veut semer sur son passage de fortes retombées trébuchantes et électorales. Ce sont des principes universels. En politique, il y a toujours le retour sur investissement. On ne peut l’interdire à un leader de miser sur la route avec des ambitions sous les yeux. Ainsi, pendant quatre ans, avec des fortunes diverses, le pouvoir de Boni Yayi a tenté de « ceinturer » le pays avec divers projets routiers. Ces derniers comme des lueurs à travers les âges étaient finalement de très bons prétextes pour ramasser de la mousse présidentielle. Le président à l’arrière de chaque projet, doit être sur le terrain, se sentir proche de son peuple et lui réclamer enfin la dîme politique. Mais avant, c’est une manivelle à trois temps.

En effet, sur chacun des grands projets, après la pause de première pierre sous le regard du chef de l’Etat, les populations ont droit ensuite au regard superviseur. Ce sont des événements trop attestés et malléables destinés à refaire la ville à la campagne. Enfin, on a droit au regard inquisiteur. On voit le président de la République dans une posture d’ingénieur de ponts et chaussées. Dans une stratégie plus affinée, plus délicate, mais moins ingénieuse à perfectionner les douleurs des populations, Boni Yayi est sur le terrain pour remonter les bretelles aux techniciens et pour leur donner un ultimatum en dépit de la pédale douce avec laquelle, ses collaborateurs et lui, décaissent les fonds nécessaires à la bonne marche des travaux. Si on doit calculer le butin politique au chevet des routes, Boni Yayi a eu son compte car, il était constamment sur le terrain, adulé et applaudi par les populations.

A ces dernières, on leur annonce à trois mois de la fin du quinquennat, la réception des ouvrages dans le seul but de les arrimer au timonier du Changement. Même si l’effort consenti est remarquable par la série de projets, malheureusement, gouverner et en jouer comme une harpe n’engendre pas forcément le symptôme de la sécrétion. En effet, très tôt, nombre de Béninois ont compris le but de la manœuvre. Toutes ces stratégies étaient faites à des fins électoralistes. Et comme toutes les étoiles de pôle qui marchent n’avancent pas toujours, on doit redouter les germes pestilentiels pour le pouvoir et ce, pour plusieurs raisons. D’abord, l’actuel contexte électoral ne s’annonce pas sous de meilleurs auspices pour le pouvoir en place. Le complexe de compensation n’aura pas lieu. On ne se servira pas des routes pour gommer la série de scandales sous le Changement. Le bitume ne couvrira pas les deniers de l’Etat masqués par des batteries de la mauvaise gouvernance et de la corruption.

Ensuite, le pouvoir de Boni Yayi qui a tenté de tailler en pièces la classe des leaders, est aujourd’hui contraint de réaliser parmi ses lignes géométriques politiques, des figures parfaites que le cercle. La conquête du superflu politique sur fond de régionalisme, de violation des libertés fondamentales etc, ont déjà donné lieu à une grande excitation politique plus grande que la conquête du nécessaire. Dans les fiefs originels du Changement même dans le nord du pays, les populations attendent impatiemment que le Changement finisse de danser, finisse d’entrer en transe avant de dire leur sentence. Les routes en dépit des rubans présidentiels risquent d’être au finish, une motte de beurre .




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