PEUPLE BÉNINOIS, PARCE QUE LES PEUPLES QUI GAGNENT SONT CEUX QUI OSENT ; OSONS OSER EN ÉTANT PLUS ATTENTIFS A LA GESTION DE NOTRE PAYS EN ÉTANT PLUS EXIGEANT AUSSI. ET SI NOUS OSONS, QUE 2017 NOUS SOIT POSITIVE A TOUT POINT DE VUE. NOTRE BÉNIN MÉRITE UN GRAND DESTIN ET NOUS, UN GRAND AVENIR. *********** POUR VOTRE SANTÉ , ÉVITEZ DE MANGER TROP GRAS, TROP SUCRE ET TROP SALE, MANGEZ AU MOINS 5 FRUITS ET LÉGUMES PAR JOUR, PRATIQUEZ UNE ACTIVITÉ PHYSIQUE RÉGULIÈRE, ÉVITEZ DE GRIGNOTER ENTRE LES REPAS...........

AFFAIRE DANGNIVO: HALTE A LA TORTURE DES PARENTS !

Partagez
avatar
Admin
LE Grande Guide

Messages : 1564
Réputation : 0
Date d'inscription : 29/05/2009
Localisation : Cotonou

AFFAIRE DANGNIVO: HALTE A LA TORTURE DES PARENTS !

Message par Admin le Lun 18 Oct 2010 - 9:53


AFFAIRE DANGNIVO: HALTE A LA TORTURE DES PARENTS !



HALTE A LA DIVERSION ET AUX MENSONGES A L’ENDROIT DU PEUPLE !



La presse (radio et télévision) rend compte de la rencontre organisée par Boni YAYI le vendredi 15 octobre 2010 avec les responsables syndicaux encore au sujet de l’affaire DANGNIVO. Selon le point fait à travers la presse par Mgr GANYE, archevêque de Cotonou, il est dit que les responsables syndicaux auraient accepté de collaborer pour amener les parents à accepter le test ADN (sur le cadavre exhumé à Womey) pour « qu’éclate la vérité », que Boni YAYI aurait accepté de "lever l’interdiction des manifestations", et qu’enfin il devrait être mis fin aux débrayages et aux grèves.


Ce compte rendu ne peut que surprendre et révolter tout démocrate et tout travailleur conscient devant tant de contre vérités, de volonté de torture des parents de la victime déjà éplorés, de diversion et de mensonges d’un Président complètement empêtré jusqu’au cou dans cette affaire DANGNIVO. De toutes les sources honnêtes de personnes qui ont assisté à cette rencontre du vendredi 15 octobre 2010, on peut retenir qu’il s’agit d’un complot concocté par YAYI Boni en connivence active avec Nicolas ADAGBE, le président du CES transformé en organe de médiation au profit du pouvoir en place. L’objectif principal de Boni YAYI était d’obtenir des participants leur complicité pour faire pression sur les parents afin que ces derniers acceptent de se faire prélever pour accomplir le test de l’ADN. Boni YAYI y est allé avec toutes les menaces, allant jusqu’à citer les articles de la constitution qui font de lui le garant de l’application des décisions de justice et donc qu’il saura obliger les parents à se plier à cette décision de la justice qui ordonne le test sur le cadavre exhumé à WOMEY dans les conditions douteuses et exécrables que tout le monde connaît. Boni YAYI soumet donc à la torture des parents déjà frappés et éplorés !


Si Boni YAYI était si attaché à l’application des décisions de justice, qu’en est-il du jugement de ceux-là qui ont été abattus par sa garde au carrefour Gbéna à Ouidah ? Où en est-on des paysans abattus à Agonvy ? Où en est-on des dossiers de pillage des ressources de l’Université par son Ministre, repris de justice, TAKPARA et du dossier des 340 forages de son ministre Prudencio ? Dans l’affaire DANGNIVO, tous les spécialistes médecins légistes ont montré que le test de l’ADN, effectué sans autopsie et rapports préalables, sera nécessairement biaisé et ne prouvera rien. Tous les légistes et juristes de bonne foi affirment que les conditions de conservation du cadavre exhumé à Womey n’apportent aucune garantie que le cadavre sur lequel auront été faits les prélèvements pour l’ADN sont bien celui-là. Alors pourquoi Boni YAYI s’acharne-t-il à torturer les parents, à faire la diversion et à propager des mensonges ?


En effet, il est faux et pour le moins tendancieux de dire que les travailleurs ont accepté de collaborer pour qu’éclate la vérité, comme si les travailleurs avaient jamais fait obstruction et n’ont jusqu’ici fait et recherché autre chose que la vérité. Qui a donné l’alerte sur la disparition de DANGNIVO ? Les travailleurs. Qui a lancé les premiers avis de recherche ? Qui a proposé la mise en place d’une cellule de crise et s’est rapproché des autorités pour le faire ? Qui a exigé l’ouverture de numéros de téléphone verts ? Les travailleurs. Pendant ce temps, 15 jours après la disparition, Boni YAYI disait qu’il n’était pas au courant. Ses collaborateurs proches, HOUEDJISSIN, HOUNTONDJI, GBADAMASSI diffusaient des mensonges, des propos de diversion sans que la justice, dont Boni YAYI se proclame le chef ne se saisisse d’eux pour les écouter. Qui a encore démenti par des preuves concrètes leurs propos mensongers ? Encore les travailleurs. Qui a dénoncé la mise en scène odieuse de l’exhumation d’un corps à Womey et les propos du Procureur de la République, du Ministre de la justice et de l’Ambassadeur de France au Bénin qui disaient déjà qu’il s’agissait du corps de DANGNIVO et présentaient déjà les condoléances à la famille du disparu ? Encore et toujours les travailleurs. NON, Messieurs les oppresseurs du peuple, cessez vos mensonges et diversions. Dans cette triste et écœurante affaire DANGNIVO, c’est Boni YAYI et son pouvoir qui ont dressé à chaque pas des obstacles à l’éclatement de la vérité contre la volonté des travailleurs et du peuple, obstacles qui sont allés jusqu’aux attaques frontales et inadmissibles contre les libertés, jusqu’à l’envoi de chars contre des manifestants pacifiques.


Alors qu’on ne vienne pas nous présenter une promesse de levée de l’interdiction de manifester comme un trophée d’un dialogue et un cadeau d’un quelconque dictateur magnanime et éclairé par les discours de sages. NON ! ce sera une insulte au peuple. Les libertés de conscience, d’expression, de presse, d’association, de manifestation, de grève ne sont pas un cadeau octroyé par un dirigeant à notre peuple, ni le fruit d’une quelconque rencontre au sommet. Les libertés n’ont pas été acquises par exemple à la Conférence nationale des forces vives comme tendent à le faire croire les hauts bourgeois. C’est faux. Les libertés (de conscience, d’expression, de presse, d’association, de manifestation, de grève) ont été conquises (contre leurs interdictions et répressions par le pouvoir tyrannique du PRPB-KEREKOU) dans les combats, dans les rues, aux prix de privations et de sacrifices, dans la douleur, la sueur, les larmes et le sang par les travailleurs, la jeunesse et le peuple. Elles sont par conséquent sacrées et non négociables. Dans ces conditions, la justice aurait consisté à blâmer et punir celui qui a envoyé des chars contre des manifestants pacifiques. En parlant de levée d’une interdiction de manifestation publique, BONI YAYI démontre à contrario qu’il est un tyran.


Au total, la rencontre du vendredi 15 octobre démontre une fois de plus et encore que BONI YAYI est empêtré jusqu’au cou dans la disparition de Pierre Urbain DANGNIVO, et tel un homme enfoncé dans des sables mouvants, chaque geste pour essayer de s’en sortir l’enfonce davantage. Chercher à torturer les parents pour un test d’ADN ne le dédouane aucunement sur les commanditaires de ce crime odieux qu’on veut attribuer à des charlatans dans la criminalisation du disparu !


L’opinion publique est confortée et unanime aujourd’hui qu’avec les nombreux mensonges et montages de son gouvernement dans cette affaire, toute solution qui sera apportée par Boni YAYI est nécessairement douteuse, quels que soient les juristes et scientifiques utilisés. L’opinion publique est unanime pour dire que YAYI Boni en assiégeant et en occupant la Bourse du Travail avec des militaires armés et des chars, en pénétrant même dans les bureaux pour évacuer le personnel administratif, a élargi le fossé créé par ses scandales à répétitions et supprimé toute chance de dialogue crédible avec lui. Il sera désormais difficile à tous responsables d’organisations religieuses, sociales, syndicales de convaincre de croire en la bonne foi de Boni YAYI. Quiconque s’y essaie apparaitra comme complice de ce tyran ou ridicule.


Les leçons tirées de cette nouvelle mascarade et torture de Boni YAYI permettront à tous les hommes et femmes de bonne volonté de se convaincre qu’il faut poursuivre les combats pour le pouvoir aux travailleurs et aux peuples pour le triomphe de la vérité sur le mensonge.


Cotonou, le 17 octobre 2010



Le Parti Communiste du Bénin





_________________
Si le Peule donne le POUVOIR , il a encore le POUVOIR de retirer le POUVOIR.

    La date/heure actuelle est Ven 28 Juil 2017 - 0:31