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Agression contre le président de l’Ong Alcrer:Tentative d’assassinat de Martin Assogba

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Agression contre le président de l’Ong Alcrer:Tentative d’assassinat de Martin Assogba

Message par Admin le Mar 10 Déc 2013 - 8:15

Agression contre le président de l’Ong Alcrer:Tentative d’assassinat de Martin Assogba



Ils ont voulu se séparer de Martin Assogba par élimination physique. L’activiste des droits de l’homme a été la cible d’un acte criminel, visant à l’éliminer. Ses agresseurs, l’ont bien visé en tirant à bout portant sur lui sept balles, alors qu’il rentrait à son domicile à Ouèdo, dans la commune d’Abomey-Calavi. Malgré l’agressivité avec laquelle les assaillants ont frappé, le président de l’Ong n’a pas laissé sa peau dans cette agression. Admis à l’hôpital de zone d’Abomey-Calavi, l’équipe médicale à son chevet a pu extraire de son corps cinq des sept balles reçues. Sa situation laisse persister sur les visages de ses compagnons et de sa famille, un sentiment d’inquiétude. Inquiétude parce que cela aurait pu leur arriver aussi et personne ne sait si leur sort sera le même que celui de Martin Assogba.


En fait, s’ils sont inquiets dans le rang de la Société civile, c’est aussi parce que l’hypothèse criminelle est de mise dans cette agression. Car, les éléments recueillis autorisent à écarter la thèse d’un braquage aveugle ou ciblé. Les assaillants étaient sans doute en mission pour exécuter cet ardent défenseur des Droits de l’Homme. Mais son destin en a décidé autrement. Ceux qui sont derrière ce coup doivent se mordre les doigts actuellement. Martin Assogba est un grand combattant des causes républicaines et il doit sa réputation à ses luttes aux côtés des âmes délaissées. Ses opinions publiques ne plaisent pas à tout le monde. Ce qui vient de lui arriver a aux yeux de ses compagnons de lutte une origine dans ses prises de positions sur les sujets sensibles. L’hypothèse d’un assassinat contre sa personne revient à démontrer que les agresseurs n’ont visé que lui, alors qu’ils avaient la possibilité d’immobiliser le véhicule et de maîtriser son chauffeur s’ils s’étaient préparés pour un braquage.

Fidèle Nanga


Me Joseph Djogbénou : « C’est un acte d’élimination directe »

Pour ce que je sais, il a encore deux balles dans le corps, proche de la carotide. Sans doute surviendra une opération. On verra avec les analyses complémentaires ce que le corps médical pourra faire. Je crois qu’il s’agit d’une agression qui me semble-t-il n’a pas visé le véhicule encore moins le chauffeur, mais la personne de Martin Assogba. A partir de ce moment, c’est une tentative d’élimination physique de l’homme dont les opinions politiques sont gênantes et il semble que ceux que cela gêne ont choisi de procéder par élimination des auteurs de ces opinions. C’est inquiétant pour tout le monde »


Urbain Amégbédji, membre de la Société civile : « C’est un acte criminel qui le visait »

« Je l’ai vu de mes yeux. Il a été atteint au cou. Ils ont tiré sur sa voiture par derrière, c’est-à-dire ils ont visé Martin Assogba de dos. N’ayant pas visé le chauffeur alors que la victime se trouvait à l’arrière du véhicule du côté non chauffeur, c’est sans doute un acte criminel orchestré pour assassiner le président de l’Ong Alcrer. La probabilité que ça soit un coup visant Martin Assogba est forte. Si les assaillants voulaient le véhicule autre chose, ils allaient neutraliser le conducteur. Tel que cela c’est passé, les agresseurs connaissent bien l’homme. Selon nos informations, les assaillants étaient à moto et ils l’ont suivi jusqu’à quelques dizaines de mettre de son domicile avant de tirer. C’est suffisamment grave. C’est inquiétant pour nous et pour vous. Tout le monde doit se sentir concerner par un tel acte. Je me de mande si c’est le Bénin ou un autre pays. Nous ne devons pas croiser les bras. Si tu laisses faire sur l’autre et tu ne réagis pas, c’est toi qui sera visé prochainement. Il faut que la sécurité soit effective pour chacun de nous. »


Joël Atayi Guèdégbè, membre de la Société civile : « Il faut être inquiét »

« Il faut être inquièt comme le citoyen landa, encore plus pour les objecteurs de conscience que nous sommes, y compris les professionnels des médias. Nous sommes constamment objet de manœuvre d’intimidation sous plusieurs formes. Des pressions provenant de toute part sont fréquentes. On se demande celui qui est derrière ces actes. Ce que je demande, c’est d’être serein et prudent. Nous devons exiger que la sécurité soit effective pour tous les citoyens de ce pays. »


L’épouse de Martin Assogba « Le médecin estime qu’il faut une évacuation »

« J’ai trouvé mon époux dans un état qui ne me rassure pas encore. Juste après l’intervention, on a vu les clichés, mais le médecin traitant estime qu’il faut l’évacuer au Cnhu. Nous sommes traumatisés, mais nous le confions à Dieu et à nos prières »


Pourquoi Martin Assogba ?

Le président de l’Ong Alcrer Martin Assogba est tombé dans une embuscade hier lundi 9 décembre 2013 vers 22heures. A bord de sa voiture et se rendant à son domicile au quartier Ouèdo dans la Commune d’Abomey-Calavi, des sans-foi-ni-loi non encore identifiés ont tiré à bout portant sur le véhicule. Si aucune perte en vie humaine n’est à déplorer, le défenseur des droits de l’homme a tout de même été atteint au cou par des balles. Joint au téléphone par nos soins juste après l’incident, l’intéressé a confirmé la nouvelle. « Je me rendais à la maison quand je suis tombé dans une embuscade. Ma voiture a essuyé des tirs de fusils par des personnes que je ne connaissais pas. J’ai reçu des balles au cou » a-t-il confié. L’hôpital le plus proche du lieu du crime étant celui de Zone d’Abomey-Calavi, il y a été admis pour des soins. Pour rappel, Martin Assogba est un membre actif de la Société civile béninoise. Il est connu pour son franc-parler et ses opinions sur des sujets brulants de l’actuali té et de grande préoccupation. A titre illustratif, au soir de la décision de non-extradition du sieur Patrice Talon par la justice française à la demande du président Yayi Boni, l’homme a été on ne peu plus clair sur le pardon à Talon demandé par des Béninois au Chef de l’Etat. Pour lui, il est hors de question que Yayi Boni pardonne Patrice Talon à cette étape du dossier. « Si le Président de la République devrait pardonner, il aurait pardonné depuis. Maintenant, on a plus besoin de son pardon » a-t-dit. A l’en croire, le pardon est venu des Juridictions à partir d’Angelo Houssou, à la Cour d’ Appel de Paris. « A Paris, les Juges sont véritablement indépendants. Le dossier avait été rejeté à chaque fois, donc c’est un dossier qui avait été minutieusement analysé dans ses confins en bien et en mal » a déclaré Martin Assogba. Comme pour dire le vin est tiré, Yayi doit le boire. Ses différentes sorties et prises de positions qui peuvent gêner des intérêts font dire à plusieurs personnes qu’il a été victime d’un règlement de compte.


Personne n’est à l’abri

A qui le prochain tour, après Martin Assogba ? L’interrogation est pertinente. Cette situation qui vient d’arriver au Président de l’Ong Alcrer doit être prise comme un signal à l’endroit de tous les citoyens engagés. Chacun doit prendre ses dispositions et savoir que nul n’est à l’abri du danger. Et le message d’hier s’adresse aux Béninois qui ont décidé de dire « non » à la mauvaise gouvernance, à la brimade et au non respect des Droits de l’Homme. Martin Assogba n’est plus à présenter et tout le monde connait sa position sur des sujets de l’actualité nationale. Ce qu’il a subit hier soir doit attirer l’attention des autres acteurs politiques, de la société civile et surtout des journalistes engagés. On ne soupçonne personne par rapport à ce qui lui est arrivé, puisqu’on ne connait pas les auteurs de l’acte. Mais il est important, vu l’évolution de l’actualité, d’établir des liens. C’est un devoir professionnel. Tous les Béninois ont suivi les récentes déclarations de cet acteur de la société civile qui travaille pour le respect des Droits de l’Homme. On sait qu’il n’est pas favorable à l’injustice et au règlement de compte. Sa position est claire, même si cela fâche. Et s’il a été fusillé quelques jours seulement après ses déclarations à propos de cet important sujet de l’actualité nationale qui donne de l’insomnie à des ‘’plus forts’’ de cette République, il y a lieu de s’interroger. On se croyait libre et en sécurité dans un Etat que nous avons voulu démocratique depuis 1990, mais hélas, on se trompe. Les données ont changé et chaque citoyen doit se méfier désormais. La communauté internationale célèbre dès ce mardi la journée internationale des Droits de l’Homme et voilà un acteur qui est attaqué par des inconnus. La liberté d’expression est-elle une réalité au Bénin ? La question revient sur tapi. Et le drame d’hier donne raison au Juge Angelo Houssou. Qui a dit qu’il ne devait pas fuir le pays ? De toutes les façons, nos écrits se confirment et chacun doit interpeller sa conscience. En attendant l’aboutissement des enquêtes policières, il importe que chacun reste sur le qui-vive, partout où il se trouve.


Serge Adanlao et Félicien Fangnon


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