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Réaction du gouvernement face à l’arrêt de la Cour d’Appel de Paris:Le ministre Valentin Djènontin sème du vent

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Réaction du gouvernement face à l’arrêt de la Cour d’Appel de Paris:Le ministre Valentin Djènontin sème du vent

Message par Admin le Jeu 5 Déc 2013 - 8:04

Réaction du gouvernement face à l’arrêt de la Cour d’Appel de Paris:Le ministre Valentin Djènontin sème du vent



La réaction du ministre Valentin Djènontin à propos de l’arrêt du rejet de la demande d’extradition des sieurs Patrice Talon et Olivier Bocco hier mercredi 04 décembre 2013 dans l’enceinte de son administration, appelle l’opinion publique nationale et internationale à s’interroger sur son opportunité et sur ce qu’elle cache. D’aucuns diront qu’il a parlé pour ne rien dire.
Le premier responsable du secteur de la justice a, au cours de sa sortie médiatique, précisé que le Bénin est et demeure un Etat de droit qui garantit à toutes et à tous l’exercice et la jouissance de leurs droits fondamentaux. A l’entendre, on tombe en syncope, car cette déclaration du ministre est en totale contradiction avec ce qui se passe dans le pays. Et pour cause, comment est ce que le ministre peut parler d’Etat de droit lorsque les libertés syndicales et de presse sont bafouées. Comment peut-il parler de la jouissance des droits fondamentaux des citoyens lorsque le gouvernement envoie les forces de l’ordre interdire des marches de protestations initiées par les acteurs de la Société civile et les syndicats. La saisie du passeport du Secrétaire général du Syntra-Sodeco, Gaudens Zannou et l’interdiction des mouvements de protestation des militants de mercredi rouge sont encore vivaces dans les esprits. L’insécurité qui règne aujourd’hui dans le rang des magistrats dont le juge Angelo Houssou est victime doit amener le ministre Djenontin à s’inquiéter sur l’état de notre démocratie. Tous les syndicats et acteurs de la société civile l’ont toujours décrié. Lui-même a été témoin des cas de violation de liberté lors de sa visite de la prison civile d’Abomey ? Aujourd’hui le magistrat Angelo Houssou, les sieurs Talon, Bocco et Maître Lionel Agbo ont fuit leur pays natal pour se refugier respectivement aux Etats-Unis et en France parce qu’ils ne se sentent plus en sécurité. Ces cas précis montrent à suffisance les cas de violation et de privation de liberté. Et c’est dans cette ambiance d’insécurité que le ministre Djenontin invite les sieurs Talon et Bocco à se rendre disponibles à la justice béninoise afin de permettre à cette dernière de trancher en toute impartialité. Face à ces propos plus ou moins rassurants, on pourrait se demander si le ministre sait que des présumés complices dans ce dossier sont toujours gardés en prison alors que le Tribunal de première instance et la Cour d’Appel de Cotonou ont demandé leur acquittement. Quelles sont les garanties judiciaires qu’il donne en tant que Garde des sceaux aux sieurs Patrice Talon et Olivier Bocco ? Le ministre affirme ensuite que l’arrêt rendu par la Cour d’Appel de Paris ne peut aucunement influencer l’issue des procédures en cours auprès des juridictions béninoises. Pour rappel, il faut que le gouvernement sache que la décision du juge français est plus ou moins liée à celle de son collègue béninois, car ce sont les mêmes faits qui sont soumis à leur appréciation. La décision de rejet de la demande d’extradition de la Cour d’appel de Paris le montre bien. D’aucuns auraient entendu certains magistrats de la Cour d’Appel et Suprême du Bénin dire qu’ils ne diront pas autre chose que ce qu’a décidé le juge Houssou de la juridiction du premier degré. Aussi faudrait-il que le gouvernement se rappelle que la Cour Suprême ne juge pas le fond mais de la forme. Donc, elle ne dira pas autre chose que ce que le juge Houssou et les juges de la Cour d’Appel de Paris ont dit. Au regard de tout cela, le ministre n’a rien dit de nouveau. Il a fait un aveu d’échec. Et ça tout le monde le sait. Il faut donc que le gouvernement fasse table rase de tout ce qui s’est passé et œuvré pour le développement du Bénin dont l’image a été ternie du faite des actes incontrôlés de son premier responsable.

Claude Ahovè


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