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Inondation : L’eau, source de vie menace la vie

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Inondation : L’eau, source de vie menace la vie

Message par Admin le Mer 26 Aoû 2009 - 10:14

Inondation : L’eau, source de vie menace la vie




Cotonou et ses environs ploient sous l’eau, cette source de vie menace la vie des habitants de la métropole économique du Bénin.

Un bébé de trois semaines est passé de vie à trépas à Tankpé, un quartier de la commune d’Abomey-Calavi. Les inondations ont endeuillé la famille de la victime qui vivait déjà sous l’eau. Au cours d’une pluie dans la nuit du vendredi 26 juin 2009, le niveau de l’eau a dépassé les limites habituelles au point où l’eau a gagné la chambre à coucher. Pendant que la mère du bébé défunt s’affairait pour dégager certains objets, par mégarde le lit sur lequel est couché l’enfant s’est déséquilibré. Le bébé s’est retrouvé dans l’eau à l’insu de la maman. Le temps qu’elle ne remarque, il était déjà trop tard. L’enfant gémissait à peine et rend l’âme. Cette dame n’est pas seule à faire le frais des inondations. Constant, plombier de formation a perdu sa moto qu’il a acquise après trois années de durs labeurs. Cet homme, rendant visite à l’un de ces amis à Akogbato dans le 12ème arrondissement de Cotonou, sa grosse moto a eu panne en traversant un lac laissé par les inondations. Le faux mécanicien qui s’était présenté à lui, a pris la clé des champs avec la moto après l’avoir réparé. Depuis ce jour, Constant ne peut plus faire aisément ses déplacements. A Petit port, dans l’arrondissement de Godomey, commune d’Abomey-Calavi, les enfants sont interdits de promenade. La grande fosse qui habituellement recueille l’eau de pluie dans la zone est débordée. « Nous ne pouvons plus imaginer le périmètre de la fosse. L’eau nous a envahi et crée la confusion. On peut facilement se noyer au moindre déséquilibre », a confié avec regret Evariste dont la maison est voisine à la fosse. Trois jours durant, Brice, résident à Agbocodji dans l’arrondissement de Godomey, vendeur ambulant de cartes de recharge n’a pu livrer comme il se doit des produits à ses clients. Sa maison est inondée. Les pluies ne lui ont pas permis de vaquer à ses occupations. Les rues sont inondées. « Ma moto va "se noyer", si je tente de traverser les lagunes qui m’entourent », a-t-il déclaré. Non loin de Brice, la gendarmerie de Godomey inondée s’est dépêchée de s’approvisionner d’une pirogue pour faciliter l’accès à ces locaux. Juste en face, les tombes du cimetière Pk14 ploient également sous l’eau. Pendant plusieurs jours, les installations de station de pompage d’eau de la Soneb à Godomey Togoudo sont immergées et n’a pu fonctionner. Conséquences, les robinets sont restés secs, les populations sans eau potable. Toujours à cause des inondations, les apprenants de certains écoles et collèges ont été forcés aux vacances anticipées voire définitives. Pas de voie d’accès pour accéder aux salles de classes. Au collège d’enseignement général de Godomey, la cour du collège et le terrain de sport sont inondés. C’est un véritable lac. Pareil à l’école primaire publique de Mènontin à Cotonou. Des voies bitumées, pavées et secondaires chargées de silteu sont sous l’eau. Difficile de vivre dans la ville de Cotonou et ses environs sans mener une vie aquatique. Depuis plusieurs années, l’Afrique Subsaharienne enregistre de fortes pluviométries. Mais l’abondance des pluies de cette saison est due selon les spécialistes de la climatologie au réchauffement climatique lié au gaz à effet de serre déversé dans l’atmosphère. Face aux inondations, les populations à leur façon y apportent des solutions de circonstances.

Des solutions de circonstances

Pour faire face aux inondations, les populations procèdent aux remblais des maisons pour désorienter l’eau. Ailleurs, dans les concessions, des motopompes sont sollicitées pour évacuer l’eau. Les équipes municipales par le biais des gros engins, ont ouvert des exutoires pour faciliter l’écoulement des eaux. Avant l’ouverture des exutoires, certaines personnes n’ont pas regretté les inondations.
A Fidjrossè, il y a quelques semaines, un opérateur économique a tiré profit de l’inondation de la voie avec son camion qui sans cesse faisait des va-et-vient à travers l’eau stagnante non loin de la place calvaire. Ainsi, contre 100 F, ceux qui refusent de patauger dans le lac artificiel pour atteindre l’autre rive prennent place à bord du camion bleu. Tour à tour, hommes et femmes se font envoyer dans le camion-pirogue. Si certains sont avec leurs engins, ils n’ont pas de soucis à se faire car le transport de l’engin vaut autant que celui des êtres humains. « Tu dois être content. L’eau te profite bien et tu fais de bonnes affaires », lance une vendeuse au chauffeur du véhicule qui faisait son énième tour de la journée du jeudi 18 juin 2009. Sans mot dire, ce dernier lui adresse un sourire et continue son chemin en direction de Fidjrossè avec à son bord une vingtaine de passagers. « C’est mieux que de courir le risque de voir son engin subir la loi de l’eau ou d’y tomber soi-même », s’est exclamé un automobiliste qui, comme si la traversée ne lui était nécessaire, a fait demi-tour. Dans les quartiers, pour accéder aux logis, des pierres sont dressées dans l’eau. Ces pierres permettent le passage à pieds secs.
Ces mesures étant peu efficaces, il est souhaitable de recourir à des solutions visant le long terme.




Aménager pour lutter contre les inondations

Pour Blaise Koutchika, géographe aménagiste, les remblais ne sont pas des solutions idoines pour lutter contre les inondations. Il faut selon lui pouvoir canaliser l’eau de ruissellement. Ce qui suppose des aménagements. Il souhaite que des infrastructures soient installées après une étude approfondie du milieu pour s’informer des impacts et des probables changements à long terme. C’est cette négligence ou "ignorance" disait-il, qui a immergé les équipements de pompage d’eau de la Soneb à Godomey-Togoudo.

Outre cet aspect, on pourrait aussi relever le manque criard de corrélation entre le plan d’occupation du sol et les ambitions d’aménagement. A Cocotomey, il y a quelques jours, le maire d’Abomey-Calavi accompagné des techniciens chinois ont du réduire des constructions en gravats pour faciliter l’écoulement des eaux de pluie. Aussitôt sur les lieux, les propriétaires des maisons ont confié qu’ils se sont installés sur autorisation des responsables municipaux. La légèreté dont font preuve les autorités dans l’installation anarchique des populations et de la construction à la va-vite de certaines infrastructures ont accentué les inondations. Il faut que les autorités à divers niveaux s’engagent à mener des actions visant le long terme et faire surtout respecter le plan d’occupation du sol. Parallèlement à tout cela, il urge de lutter contre l’incivisme des populations à travers des sensibilisations pour l’entretien des infrastructures d’assainissement existantes.


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