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DECLARATION DU l’UNION ISLAMIQUE DU BENIN SUR LA SITUATION NATIONALE AU REGARD DU MESSAGE DE LA CONFERENCE EPISCOPALE DU BENIN

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DECLARATION DU l’UNION ISLAMIQUE DU BENIN SUR LA SITUATION NATIONALE AU REGARD DU MESSAGE DE LA CONFERENCE EPISCOPALE DU BENIN

Message par Admin le Jeu 22 Aoû 2013 - 15:06

En réponse à la déclaration de la Conférence Episcotale du Bénin, l’Union Islamique du Bénin fait une contre déclaration. Toute chose qui confirme l’instrumentalisation de la religion à des faits politiques.


Lire l’intégralité de la déclaration parvenue à notre forum




DECLARATION DU l’UNION ISLAMIQUE DU BENIN SUR LA SITUATION NATIONALE AU REGARD DU MESSAGE DE LA CONFERENCE EPISCOPALE DU BENIN

Par une lettre en date du 09 juillet 2013 lue à la messe du pèlerinage de Dassa à laquelle assistaient le Président Boni YAYI et des membres de son gouvernement le 18 Août 2013, l’Episcopat du Bénin a diffusé son point de vue sur la situation nationale. Il l’a qualifié de crise sociopolitique actuelle et il émet son avis sur le projet de révision de la Constitution de notre pays, il se plaint de ce que notre pays est devenu selon les informations de la Conférence épiscopale « un pays de turbulences, de violences inutiles, d’empoisonnements et de complot douteux, d’arrestations et d’emprisonnements fortement contestés »
 Comme solutions à ces assertions, la Conférence, proclame l’urgence d’un dialogue politique, la restauration de la confiance, le renoncement à la révision de la Constitution car « à qui et à quoi servirait la révision dans la division, si non à mettre en péril la paix de la Nation ? »
Enfin, elle demande que personne n’oublie l’appel du Pape BENOIT XVI de novembre 2011 au Bénin.
Curieusement, les différents points de vue abordés par l’Episcopat béninois rejoignent largement ceux de certains groupes politiques et certaines organisations sociales connus pour leur opposition farouche au gouvernement du Docteur Boni YAYI et à la Mouvance présidentielle.
 C’est pourquoi, l’Union islamique du Bénin, se référant au caractère laïc de l’Etat béninois, se pose la question de savoir si le peuple béninois n’assiste pas, à travers ces déclarations et proclamations écrites et largement diffusées à une instrumentalisation de la religion pour des buts inavoués quand bien même il est proclamé que « l’Eglise n’apporte aucune solution technique ni politique ».

A propos du dialogue politique
 Dans le contexte de notre pays où les forces politiques sont nombreuses et dispersées, l’urgence d’un dialogue politique devrait être prescrite et demandée à tous et non au seul gouvernement du Docteur Boni YAYI qui, à travers ses déclarations et ses actes, recherche obstinément le consensus qui, relevons le au passage, ne saurait être confondu avec un unanimisme chimérique dans les faits sociaux.
Pour s’en convaincre, il faut lire la réponse du Président de l’Assemblée Nationale, suite au dépôt du projet de loi portant révision de la Constitution. Consensus, consensus et encore Consensus sont les mots qui reviennent dans ce document. Le récent remaniement ministériel fait percevoir la volonté de dialogue recherché par le Chef de l’Etat.

 Mais comment peut-on dialoguer lorsqu’ en face de soi, on a des personnes qui ne manient que les invectives voire des insultes pour ne pas dire plus ?
La révision de la Constitution
 Sur ce point, on a l’impression que la Conférence épiscopale du Bénin a peu étudié le dossier et épouse un peu trop facilement si non à la hâte le point de vue de certains ténors de la classe politique (partis politiques et organisations sociales). Il convient ici de poser la balle à terre afin de ne pas avoir l’air, encore une fois, de vouloir opposer une partie du peuple à une autre. Une relecture du dossier surtout la lettre du Président de l’Assemblée Nationale devrait édifier tout le monde qu’il s’agit pour le Président Boni YAYI d’actualiser et de moderniser la Constitution et rien d’autre. Et cela dans un contexte caractérisé avant tout par le consensus, mot-clé de la Conférence Nationale des Forces Vives.
 Enfin, le message de la Conférence épiscopale du Bénin traite de notre « patrie qui présente à la face du monde l’image d’un pays de turbulence, de violences inutiles, d’empoisonnements et de complots douteux, d’arrestation et d’emprisonnement fortement contestés » En fait, le citoyen béninois aurait compris qu’il s’agit là de l’affaire communément appelé « Affaire Talon ».

 Or, il est question là d’une affaire pendante devant la justice. La religion quelle qu’elle soit, ne devrait-elle pas s’abstenir d’intervenir dans une affaire à la phase de l’instruction judiciaire ? Le risque ou la tentation de se substituer à la justice ou d’influencer l’instruction du dossier ou encore de semer le doute dans l’opinion nationale et internationale est incontournable avec une telle intervention de l’Episcopat béninois qui semble-t-il, outrepasse déjà la présomption recommandée pour les faits de justice non encore élucidés.

Dans ce dossier où les principaux accusés ont reconnu des faits, l’Islam et
l’Union Islamique du Bénin ne sauraient intervenir car ils n’ont pas le droit de mettre en péril l’unité nationale et porter atteinte au caractère laïc de l’Etat.
Pour conclure, l’Union Islamique du Bénin soutient fermement que personne n’oublie les paroles du Pape Benoît XIV à Cotonou le 19 novembre 2011.

Nous ne trouvons nulle part que le Gouvernement du Docteur Boni YAYI dans l’absolu « prive le peuple béninois de l’espérance. De même, il n’ampute pas l’avenir en mutilant le présent ». La collection de quelques faits épars ne saurait être l’arbre qui cache la forêt.

A l’heure de la crise mondiale multi dimensionnelle, à laquelle aucun pays n’échappe, le Bénin s’efforce, avec des succès indéniables par les actions du gouvernement, d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

Le Benin vient d’être classé 7eme sur 46 pays selon l’indice du progrès des (OMD) des pays d’Afrique Sub-sahariens.

Selon l’indicateur macro-économique qu’est le PIB par habitant le Benin se classe au 3eme rang des pays de l’UEMOA.

D’après l’indice du développement humain qu’est l’une de mesures de la pauvreté humaine basée sur la Santé l’Education et l’emploi le Benin se positionne au 3eme rang des pays de l’UEMOA.

Dans ce sens, l’institution récente du RAMU entre autres part d’un élan de solidarité qui permettra à notre pays de faire un grand pas en avant dans le domaine de la santé.
C’est pourquoi, en application des principes du Saint Coran et se référant au Verset 11 de la Sourate 13 du livre Saint qui édicte qu’ « Allah ne change pas la condition d’un peuple tant que ce peuple n’ait changé lui-même ce qui est dans son cœur », l’Union Islamique du Bénin proclame que nous devons nous convertir, changer, bref, nous devons faire constamment notre examen de conscience.
 Changer signifie que tous les représentants de toutes les religions doivent aller vers le Chef de l’Etat qui est avant tout un humain solliciter, arguments à l’appui, la grâce pour tous ceux qui ont participé à des faits fortement répréhensibles. 

 En ce sens, les responsables de l’Islam au Bénin ont rencontré le Président Boni YAYI dès la survenance des événements et le rencontrent chaque fois que cela est nécessaire pour avoir la version officielle des faits et porter à sa connaissance leur impression avant de prendre toute position.
 Sur cette affaire en particulier, bien que les faits révélés jusqu’à ce jour sont pour le moins surprenants, l’Union Islamique du Bénin s’est abstenue jusque là de prendre position parce que le dossier est pendant devant la justice.
 Nous ne préjugeons pas des réactions qui peuvent amener d’autres croyances religieuses de notre pays.
Son Eminence l’Imam SANNI, Président de l’Union Islamique du Bénin, Imam de la Mosquée Centrale de Natitingou et son Excellence Karim da SILVA, Premier Haut Dignitaire de L’Union Islamique du Bénin, Kamar-Deen II de l’Islam prient pour que la paix, l’esprit de tolérance et de sagesse unissent les fils et les filles de notre pays, le Bénin.
 Fait à Porto-Novo, le 20 Août 2013


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Si le Peule donne le POUVOIR , il a encore le POUVOIR de retirer le POUVOIR.

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