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L'Eglise catholique n'est complice en rien du tout : Non à cette révision-là.

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L'Eglise catholique n'est complice en rien du tout : Non à cette révision-là.

Message par Admin le Mar 16 Juil 2013 - 14:29



Sans ambages, il faut dire non au projet de révision de la Constitution du 11 décembre 1990 soumis le 6 juin 2013 par le gouvernement à l’Assemblée nationale. Il faut dire haut et fort qu’aux portes de la Constitution doivent s’arrêter l’amateurisme, la manipulation, l’aveugle et sourde déferlante du KO qui n’a d’autres horizons que le chaos. Car nous pouvons jouer avec tout ce que nous voulons, mais pas avec notre Loi fondamentale.

Pour fonder ce non, il faut mettre l’Exécutif devant son incapacité à gérer les réformes qu’il initie. Il faut faire comprendre au pouvoir exécutif que, tant qu’il ne se montrera pas capable de conduire à terme des réformes complexes comme la Lépi, il ne faut pas qu’il espère que les citoyens se fient à sa capacité de mener une réforme aussi délicate que la révision de la Constitution.

Pour fonder ce non, il faut aussi mettre l’Exécutif devant la multiplicité des réformes inachevées dans lesquelles il s’empêtre comme autant de fuite en avant. Il faut en conséquence lui poser la question de la hiérarchisation des urgences sans laquelle les citoyens ne peuvent que douter encore plus de sa capacité de gestion. On devrait demander au gouvernement de finir de réformer le Pvi, la filière coton, le secteur agroalimentaire, la commercialisation des produits pétroliers frelatés, le secteur de la justice, la fourniture en qualité d’énergie domestique et industrielle et de l’eau potable, le financement des partis politiques, etc. avant de penser à s’attaquer à notre Constitution. Ou tout au moins, que le pouvoir considère enfin la correction de la Lépi comme une urgence de première importance et laisse le dossier de la révision pour son successeur.

Il faut fonder ce non sur sa scabreuse gestion politique. Il faut dire au pouvoir exécutif que tout le monde n’est pas dupe face à cette manière douteuse d’agiter les populations à travers le pays. Par elles, le pouvoir met de la pression sur les élus locaux dont le mandat est prolongé sine die, sur les députés et les politiciens qui n’ont de contrôle sur leur fief électoral que selon qu’ils font allégeance au chef de l’Exécutif. Dans un contexte de monolithisme et de monopole politique, sans débat contradictoire réel, c’est saborder la démocratie béninoise que de se hasarder dans une réforme constitutionnelle.

Pour tant de raisons, il faut dire non à cette révision-là !

André S. QUENUM


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