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Révision de la Constitution:Les députés qui s’opposeront au projet de Yayi

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Révision de la Constitution:Les députés qui s’opposeront au projet de Yayi

Message par Admin le Mar 16 Juil 2013 - 10:25

Révision de la Constitution:Les députés qui s’opposeront au projet de Yayi



A l’allure où vont les choses, le projet de révision de la Constitution n’a pas de chances d’aboutir. De plus en plus, le Chef de l’Etat perd ses cartes. Et pour cause !

La révision ou non de la Constitution est avant tout l’affaire de l’Assemblée nationale où le gouvernement semble avoir la majorité qualifiée pour atteindre son objectif. Mais, depuis un certain temps, on observe la réticence des députés à modifier la loi fondamentale et donc à suivre Yayi Boni dans "son" projet. Pourquoi ? Les onze parlementaires de l’Union fait la Nation ont déjà déclaré leur farouche opposition à la révision de la Constitution dans les conditions actuelles. Ils refusent de cautionner toutes atteintes aux acquis de la conférence nationale de février 1990. A leur niveau, il n’y a pas de négociations possibles pour leur faire changer d’avis. Au sein de la Renaissance du Bénin, parti proche du Pouvoir, il y a des députés prêts à dire non à la révision. Mais ils attendent leur formation politique qui n’a pas encore donné officiellement sa position sur le sujet. Selon les informations, cinq des neuf députés de la Rb seraient antirévisionnistes. A titre d’exemple, l’un d’eux a rencontré sa base vendredi dernier à Cotonou pour exprimer son opposition à la révision de la Constitution. A cette occasion, il a lancé un avertissement à la direction de sa formation politique et lui demande de se prononcer officiellement sur la question. Ce n’est pas qu’au sein de la Rb qu’on rencontre une opposition à la révision de la Constitution. Le Parti du renouveau démocratique (Prd) ne compte pas accompagner le Pouvoir dans sa logique. De sources concordantes, lors de l’audience à lui accordée par le Chef de l’Etat, vendredi dernier, Me Adrien Houngbédji a conseillé au président Yayi Boni de retirer le plus tôt possible son projet de révision, car il y a plus urgent à faire dans le pays. C’est dire que le gouvernement ne pourra pas compter sur les huit députés du groupe parlementaire-Prd pour atteindre son objectif. Aux députés du Prd, de l’Un et des antirévisionnistes de la Rb, s’ajoutent l’Honorable Candide Azannaï et son bloc antirévisionniste au sein de la mouvance parlementaire. « On ne révisera pas une virgule de la Constitution… », a toujours déclaré Candide Azannaï. Il soutient qu’il dirige une coalition de quinze députés-Fcbe opposés à la modification de la Constitution. Ce faisant, les risques d’un échec sont de plus en plus perceptibles pour le Chef de l’Etat à l’Assemblée nationale. Et comme s’ils attendent les Fcbe au carrefour, les antirévisionnistes ne font pas assez de bruit.

D’autres opposants

Même dans l’opinion publique, on soupçonne le Chef de l’Etat de vouloir réviser la loi fondamentale pour se maintenir au Pouvoir en 2016. Pour accompagner le mouvement, certains responsables syndicaux sont montés au créneau, cette fin de semaine, pour inviter le gouvernement à réfléchir sur les difficultés quotidiennes du peuple. Même son de cloche dans le rang des acteurs de la Société civile. Sur les antennes des radios de la place, le Secrétaire exécutif du Centre Africa Obota, Urbain Amègbédji a soutenu que les conditions ne sont pas actuellement réunies pour une révision opportune de la Constitution. Ce faisceau d’éléments montre à suffisance que des montagnes se dressent sur le chemin des révisionnistes.

Jules Yaovi Maoussi


Les syndicats compliquent la tâche à Yayi


Le Chef de l’Etat doit donc affronter les organisations syndicales et toute la société civile dans la réalisation de son projet. Yayi Boni veut coûte que coûte réviser la Constitution du 11 décembre 1990. Il sert comme explications, à qui veut l’entendre : le Bénin a besoin d’une Constitution de développement. Pas question, ont déjà répondu certaines organisations syndicales décidées à aider le Chef de l’Etat à partir en 2016. La Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin) a dans un communiqué rendu public le 11 juillet 2013 (lire le Matinal du 15 juillet 2013) soulevé les ambitions cachées de Yayi Boni à travers le projet qui pourrit le débat politique actuellement au Bénin. « Les amendements contenus dans le projet de texte envoyé au Parlement n’ont apparemment pour objectif que de renforcer davantage les pouvoirs déjà exorbitants du Président de la République », a critiqué la Confédération. Pour elle, l’initiative populaire proposée dans le projet de révision est « une innovation dangereuse dans les conditions actuelles d’analphabétisme, de chômage, de misère ambiante, de mal vivre de nos populations et surtout de mise sous scellé des libertés d’opinions de presse et syndicale ». La Csa-Bénin craint donc que le Pouvoir notamment Yayi Boni instrumentalise l’initiative populaire une fois intégrée dans la Constitution. Les populations pourraient être manipulées et être poussées à s’engager dans un projet de révision dont elles ne maîtrisent rien. Même appréhension chez les membres de la Fédération des syndicats des travailleurs du ministère en charge des finances (Fesyntra-Finances). Pour eux, la campagne pour la révision de la Constitution sans un large consensus est « une forfaiture de plus, une provocation de plus contre les travailleurs et le peuple qui souffrent » (lire le Matinal du 15 juillet 2013). Et déjà, ils ont annoncé les couleurs en appelant à la mobilisation générale des travailleurs. Les syndicalistes entrent ainsi dans la danse. Et ils ne comptent pas faire de cadeau à Yayi Boni qui finit en 2016 son dernier mandat constitutionnel.

Allégresse Sassé


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Si le Peule donne le POUVOIR , il a encore le POUVOIR de retirer le POUVOIR.

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