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L’obsession de la révision: Ce sera suicidaire de toucher à la Constitution sous l’ère Yayi.

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L’obsession de la révision: Ce sera suicidaire de toucher à la Constitution sous l’ère Yayi.

Message par Admin le Mer 3 Juil 2013 - 8:59

L’obsession de la révision: Ce sera suicidaire de toucher à la Constitution sous l’ère Yayi.



Sur son trône, le roi Boni Yayi boucle son projet de révision de la Constitution. Pour battre le record de longévité au pouvoir, sa Majesté érige la révision en priorité et active dans les souterrains cauris la machine parlementaire confiée à Mathurin Nago. L’affaire semble conclue avec des complicités dans la boue politicienne. Le président de l’Assemblée nationale a pris le raccourci épistolaire pour défricher le terrain et entamer l’œuvre malsaine. Le plan du roi fonctionne à merveille. Traumatisé par 2016 et l’inexorable fin de mandat, Yayi s’accroche au dangereux levier de la révision.

Contre vents et marées, Yayi avance dans sa logique impopulaire. Nago se charge de vanter l’utilité et le caractère non opportuniste du monstre de la révision. L’entreprise se déroulera à coup sûr à marche forcée dans l’ambiance dictatoriale du yayisme qui va ouvrir la voie de la perversion. Comme la lépi de Bako, vecteur du mal du K.O et de la gouvernance chaotique, la révision malsaine accouchera du Léviathan, le poison de la démocratie. L’obsession de la révision porte en elle-même les germes de toutes les incertitudes. Le pouvoir de la refondation joue visiblement dans le jardin de ses faux semblants avec le terreau de la ruse.

Le yayisme vermoulu vante les vertus de la révision et en proclame l’urgence. Les valets du régime et des supporters rémunérés portent sans scrupule le projet de la honte livrant dans la démesure des arguments souillés, fruits de leur esprit de caniveau. Cette révision maculée de fiente de la dictature n’est ni vertueuse ni urgente. Elle est plutôt vicieuse et opportuniste. Par essence, la piteuse modification donnera du souffle au roi emporté par le flot du temps qui épuise son ultime mandat. Yayi invente l’urgence de la révision et y glisse l’opportunisme dévastateur alors que la foule cauri manipulée s’empêtre dans un défoulement toxique. Les marches des révisionnistes leur offrent l’occasion de laisser sur l’asphalte les déchets de l’inconscience. Si la révision était innocente, elle n’aurait pas besoin de la rue pour vivre et susciter l’adhésion d’un peuple martyrisé par le pouvoir du K.O.

L’exploit trompe-l’œil du K.O a gonflé les ambitions du roi Yayi au point d’injecter dans ses veines cette espèce de bouillon qui provoque une vision erronée du salut national. Avec la révision érigée en condition sine qua non du bonheur et le tapage politicien, on n’est plus à l’abri du tumulte social. Ce sera suicidaire de toucher à la Constitution sous l’ère Yayi. La naissance d’une nouvelle République est une menace que fortifient les dangereuses velléités du camp cauri. Le non respect de la parole donnée, vecteur du mal, reste la pratique la plus handicapante pour Yayi dont la crédibilité devient le principal enjeu de la bataille pour la révision de la Constitution. Le vrai problème est ce lourd passif trainé par le roi qui détient la palme d’or dans cet exercice. Avec le cortège de reculade et de volte-face sur fond d’affreuse démagogie, le héros controversé du K.O a pulvérisé le record de fausses promesses et hissé la défiance au sommet du mât.

Dans les débris de la refondation, le roi fait respirer à la nation la vaine illusion. Les paroles mielleuses devant l’ancien pape Benoit XVI et Barack Obama ont étoffé la gouvernance des simulacres. Le recours au discours anesthésique confine sa Majesté dans ses nuages et expose le peuple à la plus grande duperie de l’histoire.

2016 augmente le volume des fantasmes politiques de la bande cauri obsédée par la révision de la loi fondamentale génitrice de la démocratie. L’aveugle fascination du pouvoir a tout déréglé et provoqué la fièvre de la révision. On n’est proche de « l’explosif effroyable » dont parle Nietzsche. L’ardent désir de réviser pour exister demeure le potentiel péril que traîne le roi.

Moins de palabres tendancieuses, une bonne dose de lucidité et d’initiatives à charge consensuelle, la démocratie vantée mérite mieux que l’instinct du forcing et le déboulé révisionniste astucieux. Sur la route de la révision, on espère le vrai réveil du patriotisme susceptible d’éteindre les velléités préjudiciables à la paix. Debout comme un seul homme, le peuple opposera son veto aux bourreaux de la Constitution et se chargera légitimement du sort du roi.

Sulpice Oscar Gbaguidi


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Si le Peule donne le POUVOIR , il a encore le POUVOIR de retirer le POUVOIR.
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