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OMAR BONGO le lion d'Afrique (Suite )

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OMAR BONGO le lion d'Afrique (Suite )

Message par Admin le Mar 16 Juin 2009 - 13:50

Décès


Depuis le 11 mai 2009, le président gabonais était hospitalisé dans un état grave mais stationnaire en Espagne, et non en France, sans doute du fait de l'affaire dite des biens mal acquis. Omar Bongo faisait simplement un bilan de santé, selon la présidence gabonaise, mais il était atteint d'un cancer de la prostate selon un diplomate africain. Le Conseil national de la Communication gabonais s'était alors indigné du traitement de l'information par les médias français « en diffusant des informations non officielles et alarmistes», des démentis repris par le Premier ministre français François Fillon.

Le 7 juin 2009, le site Internet du magazine Le Point a annoncé son décès, mais le gouvernement gabonais avait alors démenti l'information, et convoqué l'ambassadeur de France Jean-Didier Roisin.

Le 8 juin 2009, sa mort est officiellement confirmée à 14 h 30 par le Premier ministre Jean Eyéghé Ndong dans une déclaration écrite.
Ses obsèques nationales ont eu lieu le 16 juin 2009 en présence de Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac et d'une quinzaine de chefs d'Etat d'Afrique francaphone (Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Congo-Brazzaville, République démocratique du Congo (RDC), Mali, Sénégal et Tchad). De nombreuses personnalités françaises dont le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, le secrétaire d'Etat à la Coopération Alain Joyandet, les anciens ministres Michel Roussin, Jean-Louis Debré, Jacques Godfrain devaient s'incliner devant le cercueil.
Omar Bongo sera inhumé jeudi 18 juin à Franceville, capitale du Haut-Ogooué.

Relations avec la France


Installé par Jacques Foccart, secrétaire général de l'Élysée aux affaires africaines et malgaches de 1960 à 1974, il s'est lié d'amitié avec de nombreux dirigeants français de tous bords, et a été reçu à l'Élysée par le Général de Gaulle, Georges Pompidou, Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac, et Nicolas Sarkozy.
Lors de la présidence de Giscard d'Estaing, ce dernier s'est offusqué auprès d'Omar Bongo du soutien financier occulte apporté à Jacques Chirac, son concurrent de l'époque à l'élection présidentielle française de 1981, par le Président gabonais. Dans un document confidentiel des services secret d'Elf daté de 1977, Omar Bongo « met tous ses espoirs en Jacques Chirac et pense qu'il faut continuer à l'aider ». Toutefois, Bongo avait auparavant apporté son soutien à Giscard en couvrant, en 1977, la tentative française avortée de renverser le dirigeant béninois Mathieu Kérékou.

François Mitterrand donne, lui aussi, de sérieux gages à son homologue gabonais en renvoyant, à la demande de Bongo, son ministre de la Coopération, Jean-Pierre Cot, coupable d'oeuvrer à la fin de la "Françafrique" en tentant de déstabiliser les réseaux de Foccart. Surtout, Mitterrand sauvegardera le pouvoir d'Omar Bongo en parachutant les paras français sur Libreville lors de la révolte de 1990.

Par la suite, l'amitié de Bongo avec Jacques Chirac, palpable dès les années 1970 (voir plus haut), ne s'est pas démentie de 1995 à 2007.
Nicolas Sarkozy, quant à lui, a rencontré Bongo à l'occasion de la campagne présidentielle de 2007 afin de recueillir les bons conseils d'un homme d'expérience, à en croire le maître du Gabon. Au cours de cette campagne, Omar Bongo s'est aussi entretenu avec François Bayrou, ainsi qu'avec Jean-Marie Le Pen.

À peine élu, le 7 mai 2007, Nicolas Sarkozy l'a appelé pour le remercier de « ses bons conseils », puis l'a recu à l'Elysée, et a ordonné à tout son gouvernement de passer saluer le doyen des « amis de la France ». Deux mois plus tard, l'amitié entre Nicolas Sarkozy et Omar Bongo se confirme, puisque c'est Libreville que le président français choisit pour clore sa première tournée africaine, le 27 juillet 2007. Il n'arrive pas les mains vides puisqu'il a obtenu, la semaine précédente, un accord sans précédentdu Club de Paris qui allège d'au moins 15% la dette gabonaise.
Le Gabon est militairement lié à la France par des accords de défense aux clauses secrètes ; cette dernière y stationne par ailleurs en permanence plusieurs centaines de soldats d'élite.

Pour Omar Bongo « L'Afrique sans la France, c'est la voiture sans le chauffeur. La France sans l'Afrique, c'est une voiture sans carburant. »
Il est aussi considéré comme le responsable du déplacement de Jean Marie Bockel (Secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie) au poste peu envié de Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants, suite aux propos de celui ci sur la "Fin de la Francafrique".

Omar Bongo était durant ses plus de quarante ans de pouvoir l'un des représentants les plus énigmatiques de la politique dite de la Françafrique définie par François-Xavier Verschave.




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Si le Peule donne le POUVOIR , il a encore le POUVOIR de retirer le POUVOIR.

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