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Disparition de Pierre Dangnivo:Chronologie des faits depuis le 17 aout 2010

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Disparition de Pierre Dangnivo:Chronologie des faits depuis le 17 aout 2010

Message par Admin le Jeu 25 Aoû 2011 - 13:48

Disparition de Pierre Dangnivo:Chronologie des faits depuis le 17 aout 2010



17 Août 2010 : Pierre Urbain Dangnivo disparaît ce mardi après avoir quitté le service, avec son véhicule, une Audi 80 de couleur blanche immatriculé AC 2223 RB.

23 août 2010 : La Fédération des syndicats du ministère chargé des finances (Fesyntra-Finances) donne l’alerte et annonce vouloir observer tous les jeudis une grève de 24h pour exiger le retour du disparu.

31 août 2010 : Le Bureau Exécutif National du Parti Social-Démocrate (PSD), réuni en session extraordinaire à son siège à Cotonou, évoque l’affaire et appelle la classe politique à la mobilisation générale. Président de la section communale du parti à Houéyogbé, le disparu était aussi le Président de la coordination communale provisoire de l’Union fait la Nation (Un).

01 septembre 2010 : Les travailleurs du Ministère des finances demandent le secours de l’Assemblée nationale.

- Réuni en Conseil des ministres, le gouvernement met en place un comité de crise composé du Chef d’Etat-major des Forces armées béninoises, des Directeurs généraux de la gendarmerie, de la police, des forêts et ressources naturelles. Le communiqué sanctionnant les travaux du Conseil des ministres précise que « ledit comité travaillera sans désemparer, et rendra compte au fur et à mesure de l’évolution des recherches au président de la République et au ministre d’Etat chargé de la Coordination de l’Action gouvernementale ».

06 septembre 2010 : Les députés interpellent le gouvernement sur l’affaire Dangnivo

07 septembre 2011 : Communiqué de presse De la Coalition ABT 2011 sur la disparition de M. Pierre Urbain Dangnivo

08 septembre 2010 : L’opposition marche à Cotonou contre l’insécurité au Bénin. La marche mobilise une impressionnante foule pour exiger le retour de Dangnivo « sain et sauf ». La mouvance présidentielle organise une contre-manifestation sur le même itinéraire. L’atmosphère générale est presque insurrectionnelle.

12 septembre 2010 : Alexandre Hountondji, conseiller spécial aux affaires politiques du chef de l’Etat, déclare sur la chaine Canal 3 que la famille Dangnivo est habituée à des cas de disparition. Il cite en exemple le frère du disparu, Joachim Dangnivo, qui aurait disparu depuis 15 ans sans être retrouvé. Il affirme que c’est un fait qui trouve son origine dans la famille donc aucune responsabilité n’engage le gouvernement. Idem pour Maxime HOUEDJISSIN, directeur général de l’ARCHA, sur GOLF-TV.

13 septembre 2010 : Sit-in des travailleurs des finances dans l’enceinte du ministère. La Fesyntra- Finances confirme que Joachim Dangnivo vit en Côte-d’Ivoire. Et pour preuve, devant la presse nationale, la société civile et tous les travailleurs membres de la Fesyntra-Finances, Laurent Mètongnon, Secrétaire général de ladite Fédération a joint Joachim Dangnivo au téléphone. L’homme a parlé en direct. Après avoir donné son identité selon laquelle il répond au nom de Rock Joachim Cossi Dangnivo, il a donné les raisons de son absence du territoire national.

15 Septembre 2010 : L’Honorable Rachidi Gbadamassi donne une conférence de presse dans laquelle il fustige l’attitude de Maitre Adrien Houngbédji qui serait à l’origine de la publication des mémorandums des anciens ministres Soulé Mana Lawani et Armand Coovi Zinzindohoué afin de préparer l’opinion publique à l’annonce de la disparition du cadre du Ministère des finances, Pierre Urbain Dangnivo.

20 Septembre 2010 : Le Président de la République reçoit la famille DANGNIVO et promet que le disparu sera retrouvé sain et sauf « s’il plaît à Dieu »

21 Septembre 2010 : La grève de la Fesyntra-Finance passe de 24h à 48h. Rock Joachim Cossi Dangnivo est présenté aux travailleurs.

24 septembre 2010 : Le gouvernement met en jeu un montant de 100.000.000 de Fcfa pour quiconque retrouverait le disparu.

27 septembre 2010 : Un cadavre est exhumé à Womey Akangon et présenté par la Procureur de la République comme étant celui du disparu. La famille et les syndicalistes Dangnivo contestent. Le ministre de la justice, Garde des sceaux, Grégoire Akoffodji estime que l’enquête est sur une excellente et se dit confiant quant aux résultats qui sortiront des analyses qui seront faites par les médecins sous la supervision de la justice. Mais quelques heures après ses déclarations, le Procureur de la République présente ses condoléances à la famille du disparu et au peuple béninois…

29 septembre 2010 : La grève de la Fesyntra-Finances passe de quarante-huit heures à soixante-douze heures hebdomadaire.

- Les populations de Sè, localité dont est originaire le disparu, manifestent et barricadent la route Cotonou-Lokossa, créant un embouteillage monstre. L’intervention du Préfet des départements du Mono-Couffo n’aura pas suffi à calmer les ardeurs. Les manifestants contestent notamment les déclarations du Procureur de la République.

1er octobre 2010 : ABT 2011 exige des preuves convaincantes de la mort de Dangnivo.

04 octobre 2010 : Le ministre de l’intérieur interdit « toutes les manifestations publiques relatives à l’affaire Dangnivo […] sur toute l’étendue du territoire national pour des raisons de sécurité et d’ordre publics. » Cet arrêté intervient à quelques jours d’une marche annoncée comme étant gigantesque par les syndicats et d’autres organisations de la société civile.

11 Octobre 2010 : Des organisations de la société civile signe une déclaration dans laquelle elles fustigent la restriction de certaines libertés. Intitulée « Il n’y a que les libertés pour nous éloigner du péril », elle a été signée par ALCRER, Centre Africa Obota (CAO), Droits de l’Homme, Paix, et Développement (DHPD), FONAC, Nouvelle Ethique, SOCIAL WATCH, et WANEP-BENIN. Pour eux « la justice aujourd’hui est la garantie de la paix et de la sécurité demain »

08 Octobre 2010 : Faisant le point des actions menées pour la manifestation de la vérité, le ministre Akoffodji annonce l’ouverture de deux informations judiciaires sur l’affaire Pierre Urbain Dangnivo.

12 Octobre 2010 : La marche projetée par l’Organisation Pour la défense des Droits de l’Homme et des peuples (ODHP) pour protester contre la « confiscation des libertés individuelles et collectives » est dispersée par les forces de l’ordre à la Bourse de travail.

13 Octobre 2010 : Plusieurs centrales syndicales, des organisations de la société civile et une bonne partie des formations politiques de l’opposition créent le Front de Défense de la Démocratie (FDD). Il s’agit notamment de la CSTB, de la CSA Bénin, de la CGTB, de la COSI, de la FESYNTRA-Finances, de l’ODHP, de FORS-LEPI, du NEP MIXALODO, du Parti Communiste du Bénin (PCB), de l’Union fait la Nation (UN), de la Coalition ABT 2011 et du G13. Pour eux, « le Bénin va mal. La situation est catastrophique à tous points de vue. Le pays est au bord du gouffre. » Ils en appellent alors « à notre peuple, afin qu’il soit constitué partout des Comités Locaux de Défense de la Démocratie (CLDD) »

- Le Conseil des ministres porte exclusivement sur l’affaire et dénonce « la forte récupération politique et syndicale de l’affaire » et se désole du refus par la famille de tout test d’ADN concernant le corps retrouvé à Womey Akangon. Il fustige les avocats-conseils qui seraient selon lui à la base de ce refus et en appelle notamment « au respect de la déontologie de leur profession. »

15 Octobre 2010 : Le Président de la République, Boni Yayi, tient une longue séance de travail avec l’ensemble des organisations syndicales, un groupe de sages constitué du Président de la Communauté Islamique du Bénin, les Dignitaires de l’Eglise du Christianisme Céleste, le Médiateur de la République et l’Archevêque de Cotonou. Le but de cette concertation est de prendre langue avec les centrales syndicales pour faire baisser la tension née du communiqué interdisant toute manifestation entrant dans le cadre de l’affaire de la disparition de Pierre Urbain Dangnivo.

19 Octobre 2010 : Les avocats de la famille Dangnivo écrivent au Chef de l’Etat. Par ce geste, Joseph Djogbénou, Prosper Ahounou, Zakari Sambaou et Aboubakar Baparapé, tous Avocats au Barreau de Cotonou entendent répondre aux accusations du Conseil des Ministres. « Lorsque, dans une affaire pénale, les autorités gouvernementales s’impliquent aux dépens de la Justice, qu’elles s’engagent à établir des preuves sans laisser au juge de les découvrir ; lorsque, à cette fin, la médiation est préférée à la justice néanmoins saisie ; lorsque les parties ne sont pas entendues par le juge mais traînées de cénacles d’amis en cercles religieux ; la suspicion raisonnable est une expression de sagesse, et la réserve nécessaire est un outil de salubrité, » écrivent les avocats.

02 novembre 2010 : La FESYNTRA-Finances tient son Conseil fédéral sur le thème : « Affaire Pierre Urbain DANGNIVO ; Revendications des travailleurs et perspectives des luttes » Après avoir évoqué le piétinement dans la manifestation de la vérité les travailleurs évoquent les « revendications depuis longtemps posées ».

Il s’agit de : « l’indexation des indices des travailleurs du ministère en charge des finances (coefficient de revalorisation du traitement indiciaire de 1,25 pour compter de Janvier 2010) ; la solution urgente et définitive à l’organisation des examens et concours professionnels avant le 30 novembre 2010 ; la parution des décrets portant statut des comptables publics et leur cautionnement avant le 30 novembre 2010. »

09 janvier 2011 : Le conseiller spécial aux affaires monétaires et bancaires du Chef de l’Etat Marcel de SOUZA, déclare sur GOLF-TV que le dossier DANGNIVO sera vidé le 1er février 2011, devant la Cour d’assises et que les légistes sont formels : le corps de Womey est bel et bien celui de DANGNIVO.

21 février 2011 : Dans une motion de grève « renouvelable par tacite reconduction », les travailleurs du Ministère des finances protestent contre « toutes les intimidations du pouvoir et de ses valets » et déclarent ne pas reconnaître « le cadavre exhumé à Womey-AKANGON le 27 septembre 2010 comme celui du disparu. »

Les travailleurs rejettent également « tout résultat de test sur un quelconque cadavre que l’on présenterait comme confirmant la mort de Pierre Urbain DANGNIVO. Ils évoquent enfin d’autres revendications, notamment « la prise immédiate du décret portant indexation des indices des APE et ACE en service au MEF (coefficient 2) pour compter du 1er janvier 2010 »

04 mars 2011 : En campagne électorale à Sè, Village natal du disparu, Boni Yayi évoque l’affaire en public pour la première fois. « C’est une question qui m’a bouleversé. Je ne peux pas tuer une mouche mais je peux punir », a-t-il dit notamment avant d’assurer que les tests d’ADN réalisés en Europe attestent qu’il s’agit bien du corps du disparu.

Et de charger la classe politique accusée de corrompre les syndicats : « on paie les syndicats qui paralysent l’administration, le ministre des finances. Mes chers compatriotes, c’est dramatique, mais Dieu est grand, il est grand » a dit le Chef de l’Etat à Sè.

22 Avril 2011 : L’Affaire DANGNIVO est au cœur des échanges entre Gouvernement et Centrales syndicales. On retient essentiellement du compte rendu des concertations que le dossier n’est pas classé et que l’instruction suit son cours.

29 juin 2011 : La Fesyntra-Finances tient une conférence de presse dont le point 4 est consacré à l’affaire Dangnivo. Cette conférence fait suite à la querelle des 25% d’augmentation salariale au profit des seuls travailleurs du ministère des finances.

Concernant l’affaire, les responsables de la Fesyntra-Finances indiquent que le changement de ton des travailleurs est dû à la prise en compte de la tension sur les finances publiques induite par les grèves. « Nous fallait-il asphyxier économiquement le pays? » se sont-ils notamment demandé avant d’indiquer qu’ils entendent maintenir la pression tout en coopérant avec le gouvernement pour le retour de Dangnivo.

Réalisation : Yannick SOMALON


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